avr
13

Bassins à flots: un réseau de chaleur innovant confié au Privé !

CONSEIL DE CUB DU 13 AVRIL 2012
DELIBERATION 44 Vincent Maurin

BASSINS A FLOTS : réseau de chaleur
Explication de vote

Nous nous félicitons de cette initiative innovante sur les Bassins à Flots. Nous espérons que l’utilisation des effluents de la station d’épuration et la mise en place d’une chaufferie bois seront efficaces et bénéfiques pour les habitants de ce quartier en devenir.
Notre enthousiasme aurait pourtant été plus complet si les décideurs avaient pu considérer que la maîtrise publique s’imposait totalement sur de tels projets. Proposition réaliste puisque l’un des acteurs essentiels est Mixener, filiale de Regaz elle-même gestionnaire de réseau de Gaz de Bordeaux. Quand on parle de Mixener, la ville de Bordeaux n’est donc pas très loin puisqu’actionnaire majoritaire de Régaz, Gaz de Bordeaux.
Dommage donc de ne pas avoir étudié cette possibilité alors même que Gaz de Bordeaux est fragilisé par la libéralisation du marché de l’énergie au plan européen et par la séparation juridique des fonctions de distribution et de commercialisation du gaz. Mesures qui l’ont conduit à mener une politique d’entreprise calquée de plus en plus sur les logiques du privé: blocage de la masse salariale, augmentations tarifaires et recherche de rentabilité immédiate.
C’est pourquoi nous avons demandé au maire de Bordeaux l’étude du retour en régie de Gaz de Bordeaux.
C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui la mise en gestion publique des projets de réseaux de chaleur.
Abstention .

avr
10

Caudéran signe pour sa Poste !

Depuis plusieurs semaines, les usagers de la Poste Bel Air, à Caudéran sont mobilisés pour le maintien de leur service public postal. A l’initiative du PCF local, plus de 500 personnes ont signé une pétition…

Avec Evelyne Cervantes-Descubes, j’étais à leur côté…

En réponse à cette mobilisation, la direction de la Poste vient de répondre à mon courrier :

Aucune décision n’est encore prise !

Bordeaux, le 15 mars 2012

  A monsieur le Directeur départemental de la Poste

 Monsieur le directeur,

 J’apprends que le bureau de poste de Bel Air à Bordeaux-Caudéran va diminuer son amplitude d’ouverture au public. L’accès à ses services ne sera possible que 3h30 par jour.

 Après la fermeture temporaire de cette Poste au cours de l’été 2011, les usagers s’inquiètent d’une fermeture définitive de ce lieu.

Pourtant, la poste Bel Air développe une activité qui devrait s’accroître suite à divers projets urbains dans ce quartier, dont l’extension de la clinique Bel Air.

D’où l’émotion et l’incompréhension suscitée par cette information.

 Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec les directives européennes de 2011 de mise en concurrence du marché postal et des logiques de rentabilité financière qui l’accompagnent.
Pourtant, au premier semestre 2011, votre Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 10 789 millions d’euros, en hausse de 1,9 % par rapport à 2010 (1,1 % sur base comparable). L’agence de notation Fitch a confirmé le 4 septembre 2011 la notation AA- de la dette à long terme de La Banque postale, grâce à un ratio de solvabilité « solide », qui compense la « rentabilité modeste » (9 % des fonds propres).

 Ses résultats, dès lors que nous pensons que des logiques de service public sont à préserver, ne peuvent justifier des coupes budgétaires dans les effectifs salariés et dans le maintien de lieux de proximité en faveur des usagers.

 Aussi, je vous demande, Monsieur le Directeur, de bien vouloir fournir aux élus et aux usagers de plus amples informations sur l’avenir du service public bancaire et postal du Groupe Banque Postale, à Bel Air, comme dans d’autres secteurs de l’agglomération bordelaise.

 Comme vous avez pu le constater par mes interventions ces dernières années en faveur des postes de Bx-Docks et Achard, je suis pour un service public de qualité répondant aux besoins des citoyens. Je souhaite que ce bureau de poste retrouve sa pleine activité à Caudéran. Je soutiens les habitants et syndicats qui se mobilisent afin de garder ce bureau poste ouvert et accessible à tous, toute la journée.

 Je vous prie de croire, Monsieur le directeur, à l’expression de mes meilleurs sentiments.

V.Maurin

mar
20

21 mars contre le racisme… qu’attend le Recteur d’Académie ?

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le 21 mars est la journée décidée par l’ONU de mobilisation internationale contre le racisme et l’antisémitisme.

L’horreur de l’actualité à Toulouse, comme à Montauban, impose que les pouvoirs publics se mobilisent pour que la semaine d’Education contre le racisme, traditionnellement ponctuée d’initiatives en direction des jeunes, prenne une dimension exceptionnelle.

Comment ne pas s’étonner d’ailleurs que le Ministre de l’Education nationale, comme le Recteur d’académie n’aient pas accompagné la consigne de « minute de silence » avec les élèves ce jour, d’une invitation à s’emparer de la semaine du 21 mars pour promouvoir les actions éducatives et pédagogiques contre le racisme et l’antisémitisme ?

La légitime émotion autour de l’acte barbare et la compassion rassemblée dans une minute nationale de recueillement, ne sauraient exonérer l’Education nationale de sa responsabilité première pour la transmission des savoirs (esclavage, colonialisme, apartheid, shoah…), et le partage des valeurs républicaines dans une culture commune de tolérance et de solidarité.

La frilosité des programmes et l’absence d’instructions officielles cette année pour investir la SECR (Semaine d’Education Contre le Racisme) n’aident pas, selon moi, à prendre pleinement la mesure du cancer raciste qui continue à menacer jusqu’à tuer !

De même, le climat délétère entretenu depuis quelques années autour de thèmatiques xénophobes stigmatisant l’étranger ou certaines pratiques religieuses, en libérant « la bête immonde », ne concourt pas au besoin de sérénité de la vie publique.

Comme toujours dans l’histoire des hommes, c’est par l’Education qu’on combat l’obscurantisme. Le racisme et la xénophobie se nourrissent de l’ignorance. Comment donc ne pas interroger les choix politiques actuels qui considèrent l’Education comme un coût à réduire et qui se vantent de supprimer des milliers de postes d’enseignants chaque année ?

Aussi, compte tenu des circonstances dramatiques, je demande au Recteur d’Académie de bien vouloir prendre des dispositions éducatives adaptées à la portée universelle de la célébration du 21 mars.

 

Vincent MAURIN
conseiller municipal de Bordeaux
représentant de la CUB au Conseil académique au Conseil départemental de l’Education nationale (CAEN et CDEN)

fév
20

Ginko: l’éco-quartier devient-il un catho-quartier ?

Alors que parents d’élèves, élus et enseignants se mobilisent pour l’école publique et  pour le maintien des RASED, Alain Juppé veut ouvrir un 12ème collège privé dans une ville qui ne compte que 13 collèges publics.

J’ai dénoncé l’imposture et au CDEN de l’Education Nationale et en Conseil de CUB le 17 février.

Voici mon intervention à la CUB:

Il y a beaucoup de choses à dire sur la ZAC Ginko, sur le fond comme sur la forme. Sur la forme, je regrette l’opacité, pour ne pas dire l’omerta qui préside à l’évolution du programm d’année en année. Il a en effet fallu que j’insiste lourdement en commission Urbanisme pour que le représentant de Bouygues Immobilier, aménageur de la ZAC GINKO, reconnaisse l’existence d’un projet de collège privé et d’église. Au grand étonnement de tous les membres de la commission, y compris de ses présidents.

A ce sujet, je trouve surprenant notre légèreté dans un dossier si lourd de sens pour l’avenir de l’offre scolaire sur la CUB. Notre ZAC va favoriser la construction du 12ème collège privé de la ville de Bordeaux alors qu’elle ne comporte que 13 collèges publics. Je rappelle que l’enseignement privé scolarise 20% des élèves. A l’heure où l’école publique n’a jamais été autant fragilisée pour les suppressions de postes d’enseignants, nous considérons indécent ce cadeau de Bouygues, de la ville de Bordeaux, de la CUB et du recteur d’académie à l’enseignement catholique. Je vous informe d’ailleurs que ce fut le sens de mon intervention ce matin au conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) suivi d’une motion votée à l’unanimité des élus, parents d’élèves et syndicats dénonçant ce projet.

Enfin, permettez-moi de m’interroger sur le sens donné à ce nouveau quartier revendiqué comme emblématique par le maire de Bordeaux : un collège privé, une église,… et le bruit a couru ce matin qu’une école privée serait en projet en 2ème phase. J’ai beaucoup de respect pour les catholiques ,j’ai d’ailleurs proposé en Conseil municipal que la pelouse de la sculpture de la Paix en bord de lac,soit baptisée du nom de mon ami Bernard Pauc, traminot syndicaliste, prêtre-ouvrier ayant résidé et officié dans la cité des Aubiers entre les années 1980 et 2000. Mais, otez-moi d’un doute : ne sommes-nous pas en train d’assister au transfert de label d’éco-quartier vers« catho-quartier » ?

Sur le fond, deux critiques en lien avec le débat général sur le logement. La ZAC de GINKO ne comporte que 0,5% de logements très sociaux (PLAI) et 23% de logements sociaux (PLUS) dont 2% sont des reconstructions pour près de 50% d’accession libre. Pour la petite histoire, ces derniers ont une vue sur le Lac quand la plupart des logements sociaux ontvue sur Auchan-Lac ! Puisque les programmes sont susceptibles d’évoluer et que le foncier commercial sur cette ZAC n’atteint pas ses ambitions initiales, nous proposons que sur cette ZAC (comme sur toutes celles en réalisation ou en projet) des parcelles soient mises à disposition pour accueillir des structures d’urgence et d’aide à l’insertion (emploi, hébergement d’urgence, soins, formation,…).